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Un nouvel élan

« L’Algérie était au bord du gouffre mais depuis nous avons fait un pas en avant ».

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Cette boutade, probablement une légende, nous la connaissons  et elle pourrait nous faire sourire si le gouffre n’était pas aussi béant.

Crise politique, économique, sociale, religieuse, effondrement des valeurs ancestrales ont figé l’Algérie dans un piège qu’un pouvoir né d’un coup de force a tendu depuis 1/2 siècle.

Nos frontières sont fermées à l’ouest, au sud et à l’est de graves  menaces risquent de polluer un avenir déjà incertain. L’économie  de bazar a supplanté tout projet de développement. La source de la religion a été tarie et de  » nouvelles » pratiques  » made un Taïwan  » ont été importées.

La langue amazigh tente de résister à la déferlante d’une arabisation imposée comme une nuée de sauterelles.

Les femmes ont été sacrifiées sur l’autel d’un machisme anachronique.

L’Algérienne et l’Algérien sont soumis au diktat d’un pouvoir plus invisible que Dieu.

La démocratie n’est pas juste un slogan barbouillé sur le fronton des mairies d’une République qui a été trahie.

La démocratie est un défi quotidien que chaque citoyen se doit de relever.

La classe politique vieillie, corrompue,  a montré les limites de son incompétence dans tous les domaines alors qu’elle avait entre les mains tous les leviers de commandes.

Des budgets colossaux ont été dilapidés dans des projets morts nés dont le but était d’enrichir une nomenklatura qui a pris sans honte la place du colonisateur.

Le chef de l’état lui même  » doit » aller se faire soigner à l’étranger alors qu’il aurait pu   durant son long règne, faire construire un hôpital ultramoderne pour son usage personnel. Faut-il parler du citoyen lambda qui doit apporter son fil chirurgical et ses médicaments par ailleurs introuvables en pharmacie.

Faut-il évoquer ces millions de jeunes qui préfèrent s’embarquer sur des radeaux d’infortune pour fuir sa misère morale et économique.

Ces jeunes ne rêvent plus, n’espèrent plus et se sont convaincus que le trabendo est la panacée.

Les médias ont été muselés afin de faire taire la pensée.

Les oppositions ont été laminées. L’islamisme et la démocratie ont été mis face à face comme des ennemis irréductibles par un pouvoir machiavélique dont le but exclusif était de ne rien céder a la liberté.

Ce pouvoir, qui a imposé sa légitimité à la force des fusils, a réussi à berner le Peuple Algérien en lui faisant croire qu’il  n’y avait aucune  alternative et qu’aucune élite ne pouvait prétendre gouverner.

Des partis politiques satellites gravitent autour d’une tumeur cancéreuse pour vite retomber en léthargie dans l’attente d’hypothétiques mais substantielles prébendes.

Pourtant des hommes et des femmes, des  algériennes et des algériens sincères, patriotes, compétents sont près à tout mettre en œuvre pour  donner un nouvel élan à  un pays qui a  perdu tous ses repères particulièrement identitaires et  rassembler toutes les forces éprises de Liberté.

Un nouvel élan pour franchir ce gouffre financier, économique,moral, culturel qui a englouti la richesse millénaire et patriotique de l’Algérie.

Nous n’avons aucun compte à rendre aux apparatchiks autoproclamés héritiers d’une révolution et d’une religion. Mais eux doivent oser se soumettre à la volonté d’un peuple qui souffre dans le silence mortifère des urnes.

Oui je rêve.

Je rêve d’une Algérie vivante que l’on a voulu enterrer en 1962.

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