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À la lettre…

Lettre à la dernière tentation du corps…Unknown-2

Aucun roman fut-il le plus long ne saurait baliser le sens d’un amour dans toute sa quintessence et sa puissance suggestive. Car il est trop étroit pour contenir autant de déferlantes, autant de vagues qui ne craignent ni reflux ni récifs.

Il ne fait au fond que consigner la temporalité d’un récit, ses péripéties, ses hauts et ses bas dans la fugacité de l’instant vécu et capté intensément.

En fait au-delà d’un roman qui écrit, dépeint et décrit les tumultes des sens tout retournés.

Il s’inscrit certes dans l’historicité, le repère calendaire mais se prolonge bien au-delà du factuel et de l’évènementiel.

Ces deux facteurs ne servant que d’alibi et ou de viatique juste pour évacuer l’urgence du dire, la pression extraordinaire du sens décuplé, le rapport passionnel exacerbé.

Pourtant il faut ce recul et cette distanciation nécessaires pour ne pas se laisser déborder par la déclinaison du verbe lui-même toujours verve…

Jamais peut-être de mémoire d’auteur qui en est quand même en toute humilité s’entend à sa quatrième œuvre pareil phénomène n’aurait pris une telle ampleur combien même émanation supposée du virtuel…

Et c’est là justement que la frontière entre le virtuel et le réel perd tout son sens dans la mesure où tout est réel même adossé au virtuel…

Au vrai la subdivision d’une œuvre en chapitres n’est qu’un ordonnancement symbolique tant chaque chapitre est une œuvre recommencée tout en ne finissant point de finir.

J’ai longtemps cru qu’une fois le dernier chapitre ficelé parce qu’il faut bien conclure n’est-ce pas-tout au moins sur la forme- le fond allait se diluer dans les nimbes du temps ou fondre comme sous l’effet d’une poussée chimique.

Je m’apprêtais même ne vous en déplaise à accepter le verdict implacable de l’histoire virtuel si elle pouvait concorder avec un inattendu réel c’est dire…

Tout en étant on ne peut plus conscient qu’advienne que pourra du moment où le récit est déjà passé dans le sanctuaire de la postérité…

Témoignant ainsi d’un amour tissé avec soin et tapissé de ce rêve conjoint-partagé pour l’essentiel- d’une destinée commune tracée dans la voie lactée de l’onirisme porté à son paroxysme.

Tout en revenant et gardant bien les pieds sur terre histoire de réaliser que le rêve ne s’arrête point aux portes d’un récit dont il n’est qu’un élément fondateur.

Car la réalité ne cesse de se construire et le rêve de s’attiser comme s’il voulait signifier lui-même qu’il n’avait jamais autant rêvé de toute sa vie…

Non aucun roman fut-il le plus long et le plus abouti ne saurait restituer dans toute son amplitude cet itinéraire magique autant dans sa conception que son architecture inébranlable.

Amar Zentar

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