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Islamisme

Le 19 juin 1965 Houari Boumedienne s’emparait du pouvoir en fomentant un coup d’Etat qui a imagedestitué Ahmed Ben Bella qui restera emprisonné durant 14 ans avant d’être libéré par Chadly Bendjedid successeur désigné , imposé par le noyau dur du pouvoir, la sécurité militaire dirigée a l’époque par feu Kasdi Merbah.

Ces faits sont connus de tous. Dans le Soir d’Algerie j’ai écrit une chronique dont le but était de présenter un fait , exercice périlleux qui pouvait être interprété comme une caution posthume à un homme qui a exercé le pouvoir de manière autoritaire en supprimant les libertés individuelles et en réduisant la vie démocratique à sa plus simple expression et une vie quotidienne marquée par des pénuries et la main-mise effective de l’armée sur tous les leviers du pouvoir.

Si j’ai dénoncé cette situation sans ambiguïté , je remarque que le président du conseil de la révolution a eu l’intuition d’un danger qui s’est avéré réel après sa disparition. Houari Boumedienne a-t-il été le dictateur que beaucoup veulent présenter aujourd’hui ou un homme d’état conscient du développement de l’Algerie?

Je ne me hasarderai pas sur un terrain encore inexploré par les historiens.

Mais, c’est ma lecture, je pense que Houari Boumedienne, par sa volonté de bâtir une société juste et égalitaire , avait compris qu’il ne pourrait atteindre cet objectif s’il traînait le boulet de la religion.

Son adhésion aux non alignés, l’OPEP, la nationalisation des hydrocarbures sont des actes politiques concrets qui montrent qu’il avait pris ses distances avec l’Arabie saoudite, monarchie héréditaire capitaliste intégriste dont nous savons sans équivoque quelles sont les velléités hégémoniques.

Le socialisme ne peut s’accommoder de la religion et attendre sagement en fumant autre chose que du thé.

L’ère Boumedienne ne fut pas rose, loin de là!

Qu’en a t’il été des décennies noires et rouges de sang dans lesquelles ses successeurs ont plongé l’Algerie?
Autoritaire, Houari Boumedienne l’a été mais dire qu’il a fait le lit de l’intégrisme est , il me semble, faire un mauvais procès qui risque de troubler une vision de l’Histoire.

Lorsqu’on sait que des hommes diplômés des plus grandes écoles constituaient le cercle des technocrates qui ont pensé le développement économique, on peut douter qu’un Saidani aurait pu atteindre ce niveau de pouvoir et Ali Belhadj serait , au mieux, un instituteur qui attendrait sa paie en passant ses vacances au Club des Pins encore ouvert aux citoyens et aux citoyennes qui portaient un bikini devenu une bombe atomique.

Aziz Farès

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