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Où va l’Algérie ?

Quand el marhoum Mohamed Boudiaf s’est posé cette question en 1964, il ne s’attendait sûrement pas à recevoir sa réponse à travers une grenade et quelques balles explosives pour lui déchiqueter le corps, un certain 29 juin 1992 .images-25

 

Soit! vingt huit ans plus tard. Cinquante ans après sa question et vingt trois ans après son assassinat, c’est tout le peuple qui se pose la même question.

Si à chaque fois qu’un citoyen se pose une question, on le tue, c’est que l’Algérie ne va nulle part.

En plus, personne ne sait pourquoi Boudiaf a été assassiné.

Est-ce pour sa question, pourtant existentielle, où tout simplement parce que nos dirigeants n’aiment qu’on leur pose des questions ? Allez savoir.

Demain, par exemple, la Sonatrach, le peuple, ses dirigeants et tous les amis de l’Algérie vont fêter le 44e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures.

On se rappelle tous de cette fameuse sentence appuyée d’un poing sur le pupitre : Qarrarna ! (nous avons décidé !)...ta’mime el mahrouqattes (de nationaliser les hydrocarbures).

Cette phrase avait, à l’époque, bouleversé la face du monde. Il avait décidé que l’Algérie tiendrait en main sa destinée énergétique.

Aujourd’hui, nous avons l’impression qu’elle est mise en jeu et suivie de grands scandales pour mieux la liquider, peut être, à tout jamais.

Des manifestations sont prévues partout. De Aïn Salah à Aïn el Fekroune en passant par Paris, Londres et Montréal.

Ça tombe bien ! où plutôt mal. Même très mal.

Le peuple est justement en train de se poser des questions. Beaucoup même, sur l’exploitation du gaz de Schiste.

Des questions existentielles.

Mais pas comme celles qu’on se posent sur les chiens d’aveugles : aboient-ils en braille ? Où sur les couples de sourds : comment font-ils pour bien s’entendre ? Où sur la pomme de terre dont les prix ne cessent d’augmenter : pourquoi y a-t-il problème quand le prix du baril baisse et pas quand le prix de la pomme de terre augmente ?

À ne rien comprendre !

Tous ces Algériens qui vont sortir demain pour dénoncer l’exploitation, par fracturation, du gaz de schiste vont-ils subir la foudre des décideurs ? Vont-ils se faire tirer dessus juste parce qu’ils se posent des questions ou vont-ils être entendus ? L’Algérie peut-elle s’imposer comme en 71, dire non au gaz de schiste et changer de cap ? Elle dispose d’énormes potentialités. Il n’y a pas que le gaz de schiste. Il y a l’énergie solaire. L’énergie éolienne.

Arrêtons de brasser du vent et exploitons les rayons de soleil et le vent. Des énergies renouvelables et intarissables. Pourquoi aller creuser et fracasser au lieu d’ouvrir ses bras et cueillir ces dons de dieu ?

Boudiaf voulait comprendre, il en est mort.

D’autres avant lui sont morts pour cette Algérie que nous chérissons plus que tout au monde.

Ne mettons pas en péril son avenir et celui de nos futures générations.

Ne tirons plus sur personne. Ouvrons nos coeur. Écoutons.

Et débarrassons nous de l’Algérie du désespoir, de la misère , du terrorisme , du banditisme , des chômeurs , des harragas , des immolés par le feu et oeuvrons pour une nouvelle Algérie. Une Algérie avec des institutions fortes et des hommes intègres. Une Algérie pour rêver d’un avenir meilleur pour nos enfants. Une Algérie qui gagne. Une Algérie dont ont rêvé ceux qui sont morts pour elle.

Une Algérie dont nos enfant seront fiers et qui ne leur tirera pas dessus.

 Aissa Lamri

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