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Scoubidous

images-4Sur Facebook, Mohamed Balhi nous gratifie souvent de posts qui mettent le feu au poudre.

Avec raison.

Comme récemment avec cette histoire de pommes importées d’Italie ou cette affiche qui parle de la rue d’Isly( au lieu de Ben M’hidi).

Cela peut même sembler anodin et je me demande si ce n’est pas une tempête dans un verre d’eau.

A y bien réfléchir, l’affaire est sérieuse et Balhi a ce talent d’écrivain et de journaliste pour mettre en évidence la nature complexe de la relation particulièrement ambiguë que l’Algérien entretient avec la société dans laquelle il vit.

Que nous demande Mohamed Balhi dans une  » provocation  » parfaitement contrôlée et assumée ? D’être plus royaliste que le Roi? Plus nationaliste que nos Pères? Plus démocrates que les grecs ( anciens)?

Rien de tout cela.

D’ailleurs il ne demande rien! Juste changer de paradigme pour reconstruire une image mentale de ce que nous sommes. Car cette image est floue et nous empêche de nous voir sans complaisance ou narcissisme morbide , enfermés dans des certitudes abstraites que nous nous imposons. Que ce soit la vie quotidienne, les grands projets de société , la religion, le sport, le travail… nous agissons comme si nous avions  » le droit » absolu de tout faire, plus précisément de faire ce que  » nous » voulons sous le prétexte indiscutable que  » nous » sommes indépendants ( depuis + de 50 ans).

Un paradoxe cependant s’impose; comment comprendre & vivre ce concept d’Indépendance qui autoriserait toutes les Libertés alors que nous sommes inter/dépendants ( les uns des autres)?

Ce ne sont ni les pommes italiennes, ni les poires Williams, ni l’ail chinois, et encore moins les scoubidous qui sont en cause mais davantage le regard que nous portons sur nous mêmes à travers une Société qui gobe tout ( alimentation, TV…) sans faire le moindre effort pour produire ce dont nous avons besoin.

L’algérien, pas plus que n’importe quel individu de la planète, ne peut se considérer comme un électron libre et si l’envie lui prend de manger des fruits exotiques hors saison, ne doit il pas être lui aussi capable de fournir aux autres ce qu’ils ne possèdent pas?

Au delà d’une histoire de pommes ou de toponymie, nous devons apprendre à creuser dans le terroir qui forge notre identité.

Didouche, Ben M’hidi pourront reposer en paix lorsque les Algériens se seront enfin réveillés.

Aziz Fares

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