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Aspirateur

Des milliers de personnes dans la rue manifestent violemment.images

Des morts, des blessés, des dégâts matériels considérables, des traumatismes psychologiques qui risquent de parasiter la société pendant longtemps, voila ce que sera le futur dans un pays qui cherche sans vraiment chercher à trouver la voie de la liberté.

Nous ne sommes pas à Kiev, ni à Beyrouth, ni à Damas, Ni à Tripoli , ni au Caire, ni à Alger, ni à Ghardaïa….

Nous sommes en face de nous mêmes!

Face à notre responsabilité! Face à notre capacité de prendre en main notre destin!

Le monde entier s’est embrasé sous l’effet d’un appel d’air destructeur mais incontestablement nécessaire.

Le monde que l’on dit arabe, cette «oumma» dont l’ombre continue à assombrir notre horizon, ne parvient pas à trouver sa place au soleil.

Beaucoup, et ils sont nombreux, affirmeront leur appartenance à la Nation Algérienne à travers l’Amazighité brandie comme un fier étendard.

L’Algérie dont le système politique est vilipendé à longueur de journée par des citoyens, des journaux et médias électroniques, ne parvient pas à faire avancer une pensée commune. Pas Unique, commune, qui témoignerai d’un consensus minimum sur des valeurs et des objectifs partagés.

Le président Bouteflika, au pouvoir depuis plus longtemps qu’il ne faut, a réussi par la ruse, à dynamiter la Société non pas en la boostant mais en en faisant exploser la structure.

Les ressources pétrolières accaparées comme un trésor personnel n’ont plus de sens et n’en ont jamais eu , nous faisant vivre le Syndrome Hollandais.

Si l’économie constitue un élément essentiel, il est aujourd’hui patent que  sa composante humaine, sociale, historique, traditionnelle, linguistique, ethnique … autrement dit le socle psychologique de l’Algérie, a été laminé sans égard mais surtout pour des motifs discutables fondé sur le Pouvoir absolu.

Si gouverner c’est prévoir, il est clair que le Président Bouteflika n’a pas compris ce vieil adage.

En effet, il n’a rien prévu! Le développement économique est en rade, le système éducatif , euphémisme, laisse à désirer et les mises à niveau coûtent une fortune à ceux qui désirent étudier à l’étranger, les médias sont toujours sous la coupe de baronnets incultes dont la compétence est au dessous de zéro, idem pour la culture placée sous l’égide d’une ministre-baudruche mais indéboulonnable, le banditisme a remplacé l’insécurité des années rouges de sang, la religion, sous la férule de bigots autoproclamés «prophètes» a pris une route de traverse qui l’a éloignée de son Essence, le bazar s’est installé comme un cancer, mais surtout la confiance s’est diluée dans cet Mer Méditerranée qui a englouti des enfants partis pour ne plus revenir.

Le président Bouteflika est-il conscient de tout cela, lui qui fut dès les premières heures de l’indépendance, en charge de hautes responsabilités ?

J’en doute !

À quoi en sommes nous réduits ? À devoir écouter, comme un blasphème, les propos graves d’individus qui se font les porte paroles de ceux qui ont la  haine de l’Algérie.

Le président Bouteflika, malgré sa très fine connaissance du système politique Algérien, n’a pas su tenir compte de la dimension réelle du pays qu’il ne gouverne plus que par ordonnances…médicales.

Laissez un Saidani accéder au poste de SG du FLN montre bien que le pouvoir se moque comme d’une guigne de ce symbole qui faisait la fierté du combat de l’Algérie.

Ne pas agir lorsque des citoyens s’entretuent à Ghardaïa montre bien que le pouvoir est loin de remplir son rôle de gardien de l’Autorité.

Se taire lorsque la Kabylie s’enflamme est dans la continuité d’une logique partisane qui   découvre son vrai visage.

Ne rien faire lorsque la circulation est paralysée 24h/24 a un sens qui interdit tout raisonnement logique.

Laissez des monuments tels que la Casbah, Tipaza, Timgad… s’effondrer ne peut que détruire une identité millénaire et effacer notre mémoire collective.

Promettre de construire une méga mosquée alors que les malades souffrent  cruellement dans des hôpitaux vétustes n’est ce pas donner des gages à une idéologie violente ?

Cautionner des partis politiques fantômes et faire «adopter» une constitution sur mesure pour un énième mandat par «des parlementeurs » n’est ce pas se moquer de l’expression de la volonté souveraine de 35 millions de citoyens?

Faire du code de la famille le pendant du code de l’indigénat, n’est ce pas mépriser 50% de la Société?

Kiev ou Beyrouth, Damas ou Ghardaïa sont en face du même problème.Celui de reconnaitre la Société dans toutes ses composantes en étant à l’écoute de ses besoin, de ses désirs, de ses aspirations.

En fait d’aspiration, seul l’aspirateur de dollars a fonctionné mais jamais au bénéfice des Algériens et des Algériennes.

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