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Le siècle des lumières

Le siècle des lumières   dans Accueil Je suis en train de relire un livre passionnant: « L’homme éternel» de Pauwels et Bergier, auteurs du fameux«Matin des magiciens».

Je cite, p24: …  «Sir Julian ( Huxley, je précise), vous avez publié en 1928 un ouvrage intitulé «religion sans révélation». L’idée a fait son chemin. En 1958 , trente ans après, voilà ce livre largement répandu en édition populaire».

… «Oui, me répondit Sir Julian. Le monde l’attend. L’humanité discerne, plus ou moins clairement, qu’il y a quelque chose comme une religion toute prête…» fin de citations.

Et là c’est moi qui parle:  Ou en sommes nous, 85 ans après? Un siècle s’est pratiquement écoulé depuis cette réflexion tenue dans un de ces clubs que les anglo saxons affectionnent  et ces mots résonnent comme une terrible prémonition.

Le monde a traversé le temps.  Deux guerres mondiales, des conflits ont embrasé la planète, des révolutions ont avorté, des dictateurs sont tombées, des maladies nouvelles ont remplacé la variole , des hommes ont marché sur la lune après Tintin, des ordinateurs ont fait de nous des êtres googleiens , des villes étouffent sous le smog, des bibliothèques virtuelles sont ouvertes nuit et jour autant que les guichets automatiques, mais surtout, de nouveaux messies ( au pluriel) s’affichent sur les réseaux TV en tentant de conquérir les médias sociaux comme au temps des croisades.

On parle de Satan, «on» jure, on blasphème, «on» détient la vérité, «on» juge, «on» tue, «on» assassine, «on» viole, «on» s’érige «gardien de l’honneur» en soumettant les jeunes filles à une humiliation «digne» de l’inquisition, «on» commet des crimes de déshonneur, «on» impose une chape de plomb qui ne se transformera jamais en or,  «on» porte des bermudas parcequ’il fait chaud en jetant des regards concupiscents sur des jeunes filles en fleurs qui ne demandent qu’à vivre , «on» kidnappe des enfants, «on» se tient par la barbichette de la chèvre de monsieur Seguin, «on» prie pour que la lumière soit mais «on» éteint la lumière en se voilant les fesses, «on» se réclame des Ibn Sina, Ibn Rochd et «on» condamne les vers sublimes de Khayam et de Rumi qui parlent d’ivresse.

Les émirs de l’intégrisme ont remplacé les barons du socialisme ( triomphant), et une nouvelle religion s’impose chaque jour pour nous entrainer dans les bas fonds de l’ignorance qu’il y a 15 siècles, un homme a combattu dans un effort qui est surhumain pour des apprentis sorciers qui ne sont que de faux prophètes.

Beaucoup dissimulent leur nullité derrière des versets qu’ils récitent, qu’ils ânonnent, sans même les comprendre en croyant qu’ils croient.

Sommes nous entrés dans cette ère de la religion sans révélation. Que nous révèlent les propos incendiaires d’imams acariâtres, de commentateurs angoissés, de journalistes verbomoteurs qui alignent verbes sujets et compléments dans un désordre manifeste?

L’obscur désir se manifeste ouvertement pour recouvrir la lumière de la vie. La vie des femmes , des mères, des fillettes qui n’ont plus pour horizon que le son caverneux de ces corps qui oscillent entre la peur et la crainte.

La religion n’est pas un fast food que l’on avale entre deux prières. Le siècle des lumières se construit, lentement, sereinement, dans le respect et la tolérance.

Aziz Farès

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